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Kinésithérapie

Articles avec #assistant catégorie

La question du papier avec N.

Publié le 10 Septembre 2013 par Kiné Ronchon dans Assistant

Le papier est partout au cabinet, c'est une source de dépense énorme !

N., le défenseur des forets, trouve toujours une solution pour la planète.

Il y en a sous toutes les formes :

  • Le PQ : là N. ne peut rien contrôler et ça ne lui plaît pas. Il décide alors simplement d'ignorer qu'il n'y en plus dans les toilettes, jusqu'à ce qu'un patient à la fois surpris et mécontent lui signale, ne manquant pas de passer pour une victime au milieu de la salle d'attente.

  • Le drap d'examen : dans ce cas les consignes sont strictes :

    • Il faut éviter au maximum de faire bouger le patient sur la table, les exercices se feront donc tous en charge, sauf contre indication sur l'ordonnance. De cette manière le drap ne se froisse pas et peut-être ré-enroulé afin de faire croire au patient suivant qu'il est tout neuf en le déroulant devant lui.

    • 2 patients par drap, c'est bien, 3 c'est mieux !

    • Pour la durée de vie du drap il est conseillé de ne pas faire de tache avec l'huile de massage sur celui ci...

    • Pour éviter toute perforation du drap il est impératif que le patient hôte ses chaussures en montant sur la table.

    • Le volume de draps d'examen de la journée devra être contenu dans une petite poubelle de bureau, le dépassement de ce volume étant sujet à dispute.

    • Si les cartons de rouleaux de draps d'examens sont livrés le matin plutôt que l'après midi, vous risquez tout simplement un procès...(je n'ai jamais su si c'était pour la société de livraison ou le vendeur de consommables alors attention aux deux)

  • Le sopalin, uniquement pour :

    • Essuyer la zone de massage huilée.

    • Récupérer les sécrétions lors des kinés respis sur les enfants. Les adultes avaleront, sinon ce sera sur demande.

    • Pour remplacer un drap d'examen lorsque le patient vient pour une main et qu'il n'a pas besoin d'être allongé.

Il est donc formellement interdit de l'utiliser pour se moucher (on apporte ses mouchoirs tout de même !) ou pour s'essuyer les mains après un lavage (on a le torchon humide pour ça...)

  • Le papier d'impression : Il sera rationné et si N. estime que la consommation est trop élevée alors on ne fait plus de facture au patient, et on imprime les RSP sur des feuilles de soin puisqu'elles sont offertes par la sécu...

  • Les enveloppes : un paquet de 20 fera l'affaire pour l'année, si besoin de plus il suffit d'apporter les siennes. En revanche pour les DEP il faut vite demander un stock de 500 à la sécu c'est gratuit...

  • Les cartons de RDV : chaque nouveau patient à le droit au sien ! Mais attention c'est un pas plus, après c'est un post-it que l'on colle dans le carton de RDV...Certains patients finissent avec un carton de RDV plus épais que leur porte feuille.

  • Le cahier de transmission entre collègues : un cahier de brouillon 96 pages, d'apparence normal et bien pratique, mais une seule recommandation : écrire petit en ne sautant pas de ligne entre deux transmissions pour économiser de la place.

Et voilà! à la fin de l'année ce sont quelques précieux euros de préservés, comme ça N. pourra, s'il le souhaite, racheter un stock de tenues ridicules et hors de prix pour le lipomassage et l'endermologie...

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Sauvons les ours polaires et engraissons les requins!

Publié le 10 Septembre 2013 par Kiné Ronchon dans Assistant

Je vous avais déjà parlé de N. concernant les timbres et sa radinerie inouïe doublée de mauvaise foi.

Mais parlons plutôt de N. le généreux et de son sens inné du don de soi, nan je plaisante, ce N. n’existe pas ! En tout cas pas dans ce monde ou N. se sent saigné par les charges que nous, assistants, lui créons !

Il faut y remédier, et pour cela il possède une arme : l'interrupteur !

En effet, c'est en partant en guerre contre les pertes énergétiques qu'il réussira à solder le crédit de sa toute dernière machine d'endermologie.

Je vous plante le décor : je travaillais dans une salle d'environ 5m² au fond du cabinet, et quand je dis au fond c'est dans tous les sens du terme, elle était au fond du couloir, et enfoncée dans le jardin sur laquelle elle donnait par une sombre meurtrière. Bien entendu, puisqu'elle était à moitié enterrée, elle était très humide et possédait de jolies remontées capillaires cachées avec un petit coup de peinture de temps en temps. La grande qualité de cette salle était tout de même son exposition : plein sud ! Mais c'était sans compter les immeubles périphériques qui cachaient le moindre rayon de soleil.

Cette magnifique salle il fallait la chauffer et l'éclairer. Oui mais doucement !!!

Chaque matin j'allumais un petit radiateur électrique afin de mettre la salle à température, et j'allumais la lumière.

Mais voilà entre deux patients j'avais le malheur de laisser la lumière allumée et de ne pas diminuer le chauffage...

Il est vrai que les 3 bonnes minutes, pour raccompagner Mme X jusqu'à la sortie, lui dire au revoir, et accueillir M. Y en le sortant de sa lecture de Voici pour lui demander de me suivre au bout du couloir, auraient pu, ou plutôt auraient dû être économisées !

C'est pourquoi N. ne reculait devant rien et sortait subtilement d'une de ses salles pour aller baisser le radiateur et éteindre la lumière durant la passation de patients qui se tramait plus loin.

A mon retour je le voyais sortir de ma salle prétextant ne pas trouver l'électro ou autre chose...

C'est bien N., tu viens de gagner en un an d'effort, l'équivalent de la consommation d'une LED ayant fonctionné non stop durant ce même temps : 1 Watt...

Plus tard nous parlerons de l'éclairage de la salle d'attente ainsi que de son chauffage...là aussi ça vaut le coup !

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Libération téléphonique!

Publié le 10 Septembre 2013 par Kiné Ronchon dans Assistant

Il y a bien longtemps que je ne suis pas passé par mon blog. Effectivement en ce moment j'ai bien plus la truelle devant les yeux que mon PC sur les genoux lors de mon temps libre.

Mais il y a deux semaines un coup de fil est venu perturber ma vie pourtant redevenue si calme depuis que je travaille seul plutôt que mal accompagné...

En effet, un midi, alors que j'allais m'empiffrer de gauffres à la vanille, mon téléphone sonne :

  • Oui allô ? (je ne dis jamais de choses sucrées du genre : Cabinet de rééducation, bonjour...)

  • Oui bonjour monsieur, je suis Mme M. une consœur, et je souhaiterai savoir si vous aviez éventuellement besoin d'une assistante ?

  • Ahh, Malheureusement je travaille seul car je fais exclusivement du domicile. Mais pardon, tu peux me redire ton nom ?

  • Mme M.

  • Tu ne travaillerais pas à V. chez N. par hasard ? (N. rappelez vous ! Ce type avec qui je travaillais en qualité d'assistant larbin)

  • Si,.... Ah mais tu ne serais pas le G. qui travaillait là avant moi ?

  • Ben si... Et j'imagine que tu quittes son cabinet ? Alors ne raccroche pas tout de suite et raconte moi un peu cette collaboration fabuleuse....

Les minutes de conversation qui suivirent, furent une libération pour moi !

J'avais tellement été hanté par le fantôme de ce « kiné » que j'ai eu l'impression de me libérer en confrontant nos expériences...

J'ai donc envie de vous narrer quelques-une de mes mésaventures avec cet imbécile...

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Nouvelle dérive de la profession...

Publié le 23 Juin 2013 par Kiné Ronchon dans Assistant, Billet d'humeur

Vous n'êtes pas sans savoir qu'il est désormais impossible de s'installer dans certains coins de notre bonne vieille France.

Mais sur quels critères l'ARS peut-elle bien se baser?

Est-il logique que de grandes agglomérations, où les kinés prennent encore 3-4 patients à la fois, se retrouvent classées immédiatement en zone sur dotées? Alors que la demande existe, et que les kinés ne se marchent pas sur les pieds...

Est-il logique que le canton où je me suis installé, qui ne possède aucun kiné pour ses 90 habitants, se trouve en zone moyennement dotée? Alors que je suis seul au monde dans ce coin,

Tout ce que cela entraine, c'est un flot de petites annonces sur physiorama, de kinés bien gras, souhaitant vendre leur emplacement en zone sur dotée...

Bravo l'ARS...

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Assistanat

Publié le 14 Août 2012 par Kiné Ronchon dans Assistant

Diplomé depuis le 3 juillet 2009, je fonce voir P. le kiné chez qui j'avais fait mon stage bronchiolite.

Nous signons le contrat de collaboration qui me vaudra bien des problèmes par la suite...

Et me voilà au boulot le 6 juillet 2009...(2 jours de chomage!)

N'ayant pas grand chose à faire au départ j'entreprend de faire les courriers au médecins et aux autres confreres afin de me presenter.

Je sens déjà P. tendu lorsqu'il me voit imprimer une trentaine de feuilles, les introduires dans une trentaine d'enveloppes, et les timbrer...

Il me demande à qui j'ai écrit, je lui montre les enveloppes, et se met à écarter toutes les enveloppes destinées aux confrères en se justifiant: " tu ne vas tout de même pas écrire aux concurrants?"

Une semaine plus tard les timbres ont disparu, je ne les reverrais jamais! Les enveloppes disparaitront quelques mois plus tard...

Pourtant lors de la signature du contrat je lui avais demandé: "Comment ça se passe pour l'impression de documents, et les communications entre confrères?

P: "pas de soucis je prend tout en charge, ça fait parti des 20% de ta retro après tout."

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